La thermographie

Technique permettant de mesurer le rayonnement infrarouge émis par les objets. La lumière se décompose en longueurs d’ondes dont seules certaines sont visibles (46% de la lumière). Les rayons invisibles, l’Infrarouge (IR) qui chauffe la matière solide et les Ultra-violets (UV) qui provoquent des coups de soleil, représentent 54% du rayonnement solaire.

Pour visualiser ce rayonnement, il est nécessaire d’utiliser une caméra thermique. La photo obtenue grâce à la caméra s’appelle thermogramme. Elle est généralement représentée en 256 couleurs allant du bleu (température froide) au rouge (température chaude).

Il existe deux façon de mesurer les déperditions de chaleur : par la façade du bâtiment ou depuis le ciel, par une thermographie aérienne.

La thermographie de façade

Lorsque l’on observe un bâtiment avec une caméra thermique, certaines parties apparaissent plutôt rouges, d’autres plutôt bleues. En règle générale, le rouge représente une température radiante chaude alors que le bleu sera la couleur caractéristique d’une température froide.

Dans l’idéal, un bâtiment très bien isolé sera entièrement bleu, la chaleur restant à l’intérieur et ne traversant pas les murs. En réalité, on observe différentes variations de couleurs sur une façade. Ces observations permettent de déceler les endroits les plus déperditifs de la paroi : généralement ce sont les menuiseries des fenêtres, les ponts thermiques de plancher dans le cas d’une isolation intérieure ou même l’emplacement des radiateurs lorsque la paroi n’est pas du tout isolée.

La thermographie aérienne

La thermographie aérienne mesure le rayonnement infrarouge émis par les toitures. Cette partie des bâtiments est relativement difficile à photographier avec une caméra thermique à main. Pour sensibiliser la population, certaines communes ou départements ont réalisé cette opération. Attention toutefois aux interprétations. Il est primordial de demander conseil à un conseiller Info-Energie pour comprendre les images.

Le protocole opératoire d’une thermographie aérienne est plus complexe que la simple observation du bâtiment avec une caméra thermique à main. Trois étapes sont nécessaires :

  • Préparer le vol : pour réaliser le survol de la zone, de nombreuses conditions sont à remplir : jour de semaine, nuit claire, température extérieure froide pour atteindre un contraste suffisant, absence de neige, vent nul à faible, pas de précipitations dans les 36h précédant le vol. L’équipe prépare un plan de vol, car l’avion décrit une série de droites parallèles à espacement réguliers.
  • L’acquisition des images : un avion bimoteur stable réalise des allers retours à une altitude d’environ 500 m. Selon les conditions météo, la durée du vol peut varier entre 1h et 4h. Ainsi, il faut souvent plusieurs nuits pour couvrir l’ensemble du territoire. La caméra, d’une résolution élevée, est fixée verticalement à l’intérieur de l’avion et prend des photos à intervalle régulier.
  • Le traitement des images : les images sont recalibrées, c’est-à-dire homogénéisées en raison des conditions différentes de vol entre les prises de vues. Les contrastes sont intensifiés. Puis, l’image est superposée à une photo aérienne et enfin aux plans cadastraux. Pour augmenter la visibilité, la cartographie est simplifiée et le bâtiment est représenté par une moyenne de déperdition thermique.

L’interprétation des images nécessite une connaissance particulière. Aussi, un conseiller Info-Energie pourra vous aider à interpréter les signes de déperdition ou non de votre toiture. MVE dispose de la thermographie aérienne du département de la Seine-Saint-Denis, réalisée par le CG93 à l’hiver 2010, ainsi que la thermographie aérienne des communes de Vincennes, Joinville-le-Pont et Fontenay-sous-Bois. Pour consulter ces images, prenez rendez-vous auprès de nos conseillers au 01 42 87 99 44 ou contactez-nous.

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